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Le cœur, et la bouche, et la vie.

A qui sait attendre.

Et finalement.

Et finalement j’ai eu 30 ans, une montre gravée qui brille à mon poignet, des fleurs, des bisous en pagaille, des surprises cachées dans la salle de bain (en forme de personnes ressemblant de façon stupéfiante à mes parents), une invitation à dîner, d’autres fleurs, un robot rutilant (que J’AI demandé et acheté), un gâteau avec une seule bougie pour me préserver, un déjeuner familial dans un restaurant un peu prout prout avec ma fille qui essayait de faire tomber les serveurs et promenait sa chaise haute autour de notre table, des câlins, encore des bisous. Et finalement un sentiment de sérénité totale, d’apaisement de mes humeurs et de mon coeur, de bonheur tranquille. Il ne m’a pas fallu 30 ans pour apprendre à me contenter de ce que j’ai, non, il m’a fallu 30 ans pour avoir tout ce que je souhaitais.

Le réaliser a fait disparaître la frustration du manque de temps personnel et émerger l’assurance que rien n’est grave et que beaucoup, si ce n’est tout, peut-être reporté à demain si on n’a pas envie, pas le temps, pas l’énergie. L’idée qu’il faut être bienveillant avec soi-même pour pouvoir l’être correctement avec les autres. Qu’on peut revoir ses exigences à la baisse pour que la vie soit plus douce et que ce n’est pas grave, que ça ne m’enlève aucune valeur à mes yeux, ou à ceux des autres.

Alors finalement j’ai eu 30 ans. Tout vient à point.

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